
En résumé :
- La solidité d’un relais à 3 points dépend moins de la triangulation que de l’absence de point de défaillance unique dans toute la chaîne d’assurage.
- Le choix entre Reverso et Grigri en alpinisme n’est pas une question de préférence, mais de fiabilité dans des conditions dégradées comme le gel.
- La communication non verbale et les protocoles de double vérification au relais sont plus critiques pour la sécurité que la qualité des ancrages eux-mêmes.
Vous êtes au relais, 50 mètres au-dessus du sol. Le vent siffle et votre partenaire est hors de vue. C’est à cet instant précis que la théorie de la triangulation « parfaite » s’efface devant la réalité du terrain d’aventure. La plupart des grimpeurs se concentrent sur la répartition des forces entre les ancrages, une notion fondamentale mais largement insuffisante. Ils pensent à la solidité des friends, à l’angle de la sangle, et c’est une excellente base. Mais cette vision est incomplète.
Pourtant, l’accident ne survient que rarement d’un point qui lâche. Il naît d’une boucle de corde oubliée sous le système d’assurage, d’un assurage mal préparé lors de la transition, d’un geste mal interprété à distance. La véritable sécurité en terrain d’aventure ne repose pas sur un relais statique, aussi « béton » soit-il, mais sur une chaîne dynamique de sécurité sans maillon faible. Chaque action, du choix du matériel à la communication, est un maillon de cette chaîne.
Ce guide va au-delà de la simple construction du relais. Nous allons disséquer chaque étape critique qui garantit l’intégrité de cette chaîne. Du choix technique entre un Reverso et un Grigri en conditions alpines, aux protocoles de communication gestuelle quand la voix ne porte plus, en passant par l’erreur fatale au départ du relais. L’objectif est de vous donner les clés d’une autonomie sans faille, où la sécurité devient un réflexe et non une angoisse.
Pour aborder ce sujet de manière structurée, nous allons analyser les points névralgiques de la sécurité en grande voie non équipée. Le sommaire ci-dessous détaille les compétences que vous allez acquérir pour maîtriser chaque maillon de la chaîne d’assurage.
Sommaire : Les protocoles essentiels pour une sécurité absolue en terrain d’aventure
- Pourquoi le relais « triangulé semi-bloqué » est-il la norme actuelle ?
- Comment assurer le second en mode guide sans bloquer le système ?
- Reverso ou Grigri : lequel emporter pour une course d’alpinisme mixte ?
- L’erreur au départ du relais qui peut briser la chaîne d’assurage
- Quels gestes conventionnels utiliser quand on ne s’entend plus à 50 mètres ?
- Comment sélectionner vos 5 premiers friends sans vous ruiner ?
- Pourquoi l’encordement long est-il dangereux sur une arête effilée ?
- Comment trouver son itinéraire en terrain d’aventure sans topo détaillé ?
Pourquoi le relais « triangulé semi-bloqué » est-il la norme actuelle ?
Le relais triangulé est le fondement de la sécurité en terrain d’aventure. Son principe est simple : répartir la charge d’une éventuelle chute sur plusieurs points d’ancrage. Cependant, toutes les triangulations ne se valent pas. La norme actuelle privilégie le relais dit « triangulé semi-bloqué » ou « semi-directionnel ». Contrairement à un relais triangulé classique où la sangle coulisse librement (relais mobile), cette technique vise à limiter l’extension en cas de rupture d’un des points d’ancrage.
Dans un système mobile, si un point cède, la sangle coulisse brusquement, provoquant un choc important sur les points restants et une chute plus longue pour le grimpeur. Le relais semi-bloqué, réalisé en confectionnant des nœuds sur la sangle (nœud de huit ou cabestan), isole les brins. En cas de rupture, l’extension est quasi nulle et le choc sur le reste du système est considérablement réduit. C’est un principe de redondance active : le relais n’est pas seulement solide, il est conçu pour gérer intelligemment une défaillance.
L’adaptation de la triangulation est impérative selon la configuration du rocher. Il ne s’agit pas d’appliquer une formule unique, mais de comprendre la mécanique des forces pour :
- Évaluer la qualité et la position de chaque point d’ancrage disponible.
- Privilégier un angle de triangulation inférieur à 60 degrés pour optimiser la répartition des charges.
- Adapter le type de relais (mono-directionnel pour une traction verticale, semi-directionnel pour une situation classique) en fonction de la situation.
- Analyser systématiquement les conséquences de la rupture de chaque ancrage lors de la construction du relais.
Cette réflexion constante est la différence entre un relais simplement monté et un relais intelligemment construit. Il ne suffit pas de connecter trois points ; il faut anticiper leur comportement individuel et collectif en cas de crise. La maîtrise de cette technique est le premier maillon d’une chaîne de sécurité fiable.
Comment assurer le second en mode guide sans bloquer le système ?
Une fois le relais solidement construit, la phase de transition pour assurer le second est un moment critique. Le « mode guide », utilisant une plaquette d’assurage type Reverso, est la technique de référence. Il permet d’assurer un ou deux seconds directement depuis le relais, avec un système autobloquant. En cas de chute du second, la corde se bloque automatiquement, libérant le leader pour d’autres manipulations. C’est un gain considérable en termes de confort et de sécurité.
Cependant, ce système peut devenir un piège s’il est mal utilisé. Une fois sous tension, débloquer un Reverso en mode guide pour redonner du mou est une manœuvre complexe qui demande une technique spécifique. L’anticipation est donc la clé pour ne jamais se retrouver dans cette situation. Une installation fluide et une bonne ergonomie au relais sont impératives.

Pour garantir une transition sans accroc et un assurage efficace, un protocole de pré-installation doit devenir un automatisme. Avant même que le second ne commence à grimper, le leader doit organiser son poste de travail :
- Préparer les dégaines nécessaires pour la longueur suivante sur le côté opposé au départ afin de ne pas gêner les manipulations.
- Lover la corde proprement au fur et à mesure qu’elle est avalée, pour éviter la formation de nœuds.
- Positionner le matériel de protection (friends, coinceurs) dans l’ordre d’utilisation prévu pour la prochaine longueur.
- Vérifier le bon coulissage de la corde dans le système avant de crier « Départ ! ».
Cette ergonomie de la sécurité n’est pas un détail. Elle permet de se concentrer sur l’essentiel : la surveillance du second et l’anticipation de la suite de l’ascension. Un relais bien organisé est un relais serein, où l’on peut réagir rapidement et efficacement à n’importe quel imprévu, sans jamais bloquer la chaîne d’assurage.
Reverso ou Grigri : lequel emporter pour une course d’alpinisme mixte ?
Le débat entre le Reverso (et autres plaquettes) et le Grigri (et autres assureurs à freinage assisté) est fréquent. Pour l’escalade sportive, le Grigri offre un confort et une sécurité indéniables. Mais en terrain d’aventure, et plus particulièrement en course d’alpinisme mixte où l’on rencontre neige, glace et rocher, le choix devient une question de fiabilité et de polyvalence, pas de préférence personnelle. Dans ce contexte, le Reverso s’impose comme l’outil le plus adapté.
La principale raison est sa simplicité mécanique. Le Reverso n’a pas de pièces mobiles complexes susceptibles de geler. Une analyse terrain menée en conditions hivernales a démontré que les systèmes mécaniques comme le Grigri peuvent présenter des dysfonctionnements avec le gel, tandis que les systèmes simples restent fiables. De plus, il est beaucoup plus léger et, surtout, il est conçu pour être utilisé avec des cordes à double, ce qui est la norme en grande voie et en alpinisme pour la gestion du tirage et la sécurité en cas de rappel.
Ce tableau comparatif, basé sur des critères pertinents pour une course alpine, met en évidence les avantages décisifs du Reverso. Pour approfondir ces points, vous pouvez consulter une analyse comparative récente sur le matériel de grande voie.
| Critère | Reverso | Grigri |
|---|---|---|
| Poids | 57g | 200g |
| Compatibilité cordes à double | Excellent | Non compatible |
| Fonctionnement par -10°C | Parfait | Risque de blocage mécanique |
| Assurage du second direct sur relais | Mode guide auto-bloquant | Nécessite point de renvoi |
| Mouflage improvisé | Possible avec nœud Machard | Limité |
Le choix n’est donc pas anodin. Il est dicté par le terrain. Emporter un Grigri en course mixte, c’est prendre le risque d’un blocage mécanique au pire moment. Le Reverso, par sa conception éprouvée et sa polyvalence, reste le compagnon de cordée le plus sûr pour l’alpiniste qui s’aventure loin des voies équipées.
L’erreur au départ du relais qui peut briser la chaîne d’assurage
Le relais est construit, le second est arrivé et s’est vaché. Le leader s’apprête à repartir. C’est une phase de transition apparemment simple, mais qui recèle l’un des dangers les plus sous-estimés en grande voie : le facteur de chute 2. Cette situation se produit lorsque le leader chute avant d’avoir clippé le premier point de protection, tombant de toute la hauteur de corde qui le sépare du relais, plus la même distance en dessous. La force de choc générée sur le relais est alors maximale, bien supérieure à celle d’une chute classique.
L’erreur la plus courante est de laisser une boucle de mou sous le système d’assurage au moment du départ. Cette « ventre » de corde s’ajoute à la hauteur de chute et aggrave l’impact. Même en milieu contrôlé, l’erreur humaine est une cause majeure d’incidents ; selon les dernières données, plus de 25% des accidents en SAE sont dus à des défauts d’assurage. En terrain d’aventure, où les points ne sont pas des scellements indestructibles, les conséquences peuvent être dramatiques.
Pour éradiquer ce risque, un protocole de double vérification systématique doit être adopté. Il ne s’agit pas d’une simple formalité, mais d’un contrat de sécurité mutuel entre les deux membres de la cordée. Ce rituel est le garant de l’intégrité de la chaîne d’assurage à son moment le plus vulnérable.
Plan d’action : Protocole de double vérification au départ du relais
- Vérification croisée : Chaque grimpeur vérifie visuellement et tactilement le système de l’autre (nœud d’encordement, système d’assurage, verrouillage du mousqueton).
- Communication verbale claire : Le leader annonce « Je pars ». L’assureur répond « Assurage OK » uniquement quand il est prêt, main sur la corde.
- Élimination du mou : L’assureur ravale toute la corde superflue. Le leader doit sentir une légère tension avant de quitter le relais.
- Pose du premier point : Le leader doit poser son premier point de protection le plus rapidement possible, idéalement dans les trois premiers mètres.
- Test de tension : Juste avant de s’engager, une brève traction sur la corde confirme que le système est actif et que l’assureur est attentif.
Ce protocole ne prend que quelques secondes. Des secondes qui peuvent faire la différence entre une simple frayeur et un accident grave. Le considérer comme non-négociable est une marque de respect pour soi-même et pour son partenaire de cordée.
Quels gestes conventionnels utiliser quand on ne s’entend plus à 50 mètres ?
En grande voie, le vent, la distance ou la configuration du rocher rendent souvent la communication verbale impossible. Crier « Relais ! » ou « Corde ! » devient inutile et source de confusion. S’appuyer sur des codes de communication non verbaux n’est pas une option, c’est une obligation pour la fluidité et la sécurité de la cordée. Il est impératif de définir ces codes au sol, avant le départ.
Le premier système repose sur des gestes clairs et universels. Le grimpeur au relais, une fois prêt à assurer, ne crie pas mais effectue de larges cercles avec un bras pour signifier « Avale le mou ». Une fois la corde tendue, il se met en position et peut faire un signe du pouce levé. L’essentiel est que les gestes soient amples et sans ambiguïté. Ils doivent être convenus à l’avance pour éviter toute mauvaise interprétation.

Lorsque le contact visuel est également rompu, un second système, basé sur des tractions de corde, prend le relais. C’est une méthode ancestrale de guides, simple et efficace. Là encore, les codes doivent être définis au préalable. Un exemple de convention pourrait être :
- Leader au relais, prêt à assurer : Le leader tire trois fois sèchement sur la corde.
- Second reçoit le signal : Le second répond en tirant deux fois sèchement pour dire « Message reçu, je me prépare ».
- Second prêt à grimper : Le second démonte son assurage, se met en position et tire une fois longuement pour dire « Départ ! ».
Certains préfèrent utiliser des talkie-walkies, mais ces appareils peuvent tomber en panne ou avoir une batterie faible. Apprendre et maîtriser ces codes simples par traction sur la corde est une compétence fondamentale qui garantit une communication fiable en toutes circonstances. C’est un maillon immatériel mais essentiel de la chaîne de sécurité.
Comment sélectionner vos 5 premiers friends sans vous ruiner ?
S’équiper pour le terrain d’aventure représente un investissement conséquent. Le rack de friends (coinceurs mécaniques) en est la pièce maîtresse et la plus onéreuse. Pour une cordée qui débute en TA, il est inutile et contre-productif d’acheter un jeu complet de 10 ou 12 friends. Une sélection intelligente et progressive est la meilleure approche pour se familiariser avec le matériel sans se ruiner.
L’objectif est de couvrir la plus grande plage de tailles de fissures avec un minimum de matériel. La « règle des 3+2 » est une excellente base de départ. Elle consiste à acquérir un socle polyvalent, puis à le compléter en fonction de son terrain de jeu de prédilection. La distinction entre les friends à simple axe (plus légers, moins chers) et à double axe (plus grande amplitude, plus stables) est à considérer, mais pour débuter, la polyvalence du double axe est souvent un avantage.
Voici une stratégie économique pour constituer votre premier rack :
- Acheter 3 friends de tailles moyennes : Ce sont les plus utilisées. Les tailles 0.5, 0.75 et 1 (en référence aux Camalots de Black Diamond, la norme du marché) couvrent une grande partie des fissures communes en granit ou en grès.
- Compléter avec un jeu de coinceurs passifs (câblés) : Pour un coût bien moindre (70-120€), un jeu complet de câblés couvre toutes les petites tailles et offre des options de placement différentes. C’est le complément indispensable des friends.
- Ajouter progressivement 2 friends : Après quelques sorties, vous identifierez les tailles qui vous manquent le plus. Pour le granit, les fissures parallèles favorisent les tailles standards (0.3 à 2). Pour le calcaire, les trous et fissures irrégulières rendent les micro-friends et les tailles intermédiaires plus utiles.
Cette approche permet d’étaler la dépense tout en apprenant à optimiser son rack. Grimper avec un nombre limité de protections force à être plus créatif et plus attentif aux possibilités offertes par le rocher. C’est une excellente école pour développer son « sens du placement » et sa confiance en son matériel.
Pourquoi l’encordement long est-il dangereux sur une arête effilée ?
Sur une arête ou dans une traversée facile, la tentation est grande de garder une grande longueur de corde entre les grimpeurs pour progresser plus vite. C’est une erreur potentiellement fatale. Un encordement long en terrain peu raide mais exposé augmente considérablement le risque et la violence d’une chute pour les deux membres de la cordée. Le danger ne vient pas de la hauteur, mais de l’effet pendulaire et du choc généré.
Si le second chute, il va penduler violemment et potentiellement percuter le rocher. Si le leader chute, le risque est encore plus grand : avec beaucoup de corde sortie, il est très probable que le choc sur le dernier point de protection soit important. Les analyses d’accidents de la FFME sont formelles : un facteur de chute supérieur à 1 sur relais augmente de 300% le risque de rupture d’ancrage. En terrain facile, les points sont souvent plus espacés, ce qui aggrave la situation.
La seule technique sécuritaire dans ce type de terrain est l’encordement court et ajustable, aussi appelé « progresser corde tendue ». L’objectif est de maintenir une distance minimale entre les grimpeurs pour qu’une chute soit enrayée instantanément par le poids du corps de l’autre, sans solliciter les points.
Le protocole est le suivant :
- Réduire la distance entre les grimpeurs à 3-5 mètres maximum sur les sections d’arête faciles.
- Le surplus de corde est porté par le leader en anneaux sur l’épaule ou dans le sac, jamais laissé pendant.
- La corde est maintenue constamment tendue entre les deux grimpeurs.
- Le leader pose des protections intermédiaires (becquet, friend) dès que possible pour limiter les conséquences d’une chute simultanée des deux.
- La longueur de corde est ajustée dynamiquement : on la rallonge pour un passage plus technique, on la raccourcit de nouveau ensuite.
Cette technique demande de la coordination et une attention constante, mais c’est le seul moyen de transformer une « promenade » exposée en une progression sécurisée. C’est la maîtrise de la distance qui fait la sécurité, pas la solidité d’un point lointain.
À retenir
- La triangulation semi-bloquée est une base, mais la sécurité réside dans la gestion dynamique de la corde pour éviter l’effet de choc.
- En conditions alpines, la simplicité mécanique du Reverso prime sur le confort d’un Grigri, car elle garantit le fonctionnement en cas de gel.
- Le « double check » systématique au relais et un code de communication non-verbal sont les gestes qui sauvent une vie lorsque la fatigue s’installe.
Comment trouver son itinéraire en terrain d’aventure sans topo détaillé ?
Maintenant que chaque maillon de votre chaîne de sécurité est solide, le dernier défi est de rester sur le bon chemin. En terrain d’aventure, contrairement aux voies sportives balisées, l’itinéraire n’est pas toujours évident. Un topo peut donner une ligne générale, mais c’est la lecture du rocher qui vous guidera. Trouver son chemin en TA n’est pas qu’une question de lecture de carte ; c’est l’aboutissement de toutes vos compétences et de votre sens de la montagne.
Le principe fondamental est de chercher les « lignes de faiblesse » : les systèmes de fissures, les vires, les dièdres qui semblent offrir une progression logique et protégeable. Il faut lever la tête, anticiper la suite, et ne pas s’engager tête baissée dans la première fissure venue. Cherchez les traces de passage : un peu de magnésie, un piton rouillé, une sangle sur un becquet sont autant d’indices laissés par vos prédécesseurs. Apprendre à lire le rocher, c’est comme apprendre une nouvelle langue.
Mais même avec la meilleure préparation, l’égarement est possible. Dans ce cas, il est vital de ne pas paniquer et de suivre un protocole de ré-azimut pour prendre la bonne décision : continuer ou faire demi-tour. La décision doit être rationnelle, pas émotionnelle.
- Évaluer : La difficulté de la section à venir est-elle dans mes cordes ? Est-il plus dangereux de continuer dans l’inconnu ou de redescendre en rappel sur des points que je viens de poser ?
- Identifier : Repérer visuellement des échappatoires possibles (vires, couloirs de descente).
- Analyser : Chercher activement des traces de passage. L’absence totale de traces est un signal d’alarme fort.
- Décider : Établir un « point de non-retour ». Si après 10 mètres de plus, l’itinéraire n’est toujours pas clair, la décision de faire demi-tour doit être prise.
- Prévoir : Toujours avoir un plan B. Savoir installer un rappel sur un seul friend ou un becquet est une compétence de survie en TA.
La capacité à renoncer est la plus grande preuve de l’expérience en montagne. Trouver son itinéraire, c’est aussi savoir reconnaître quand on s’est trompé et avoir l’humilité et la compétence technique pour revenir en sécurité sur le bon chemin.
Pour transformer ces connaissances en automatismes, l’étape suivante est la pratique en conditions réelles mais contrôlées. Répétez ces manœuvres sur un site-école avant de vous lancer dans votre première grande voie non équipée.